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Le net reçoit la bénédiction du Who’s Who
Publié le 22-10-2009

Hommes (et femmes) politiques, hommes (et femmes) d'affaires, artistes, journalistes : ils sont 1084 à rejoindre cette année la cohorte des 22 000 notices biographiques du Whos's Who. Aux côtés de Cécile Duflot, la patronne des Verts, ou de Daniel Chaffraix, le président d'IBM France, le comité de sélection - pour sa 41ème édition - a accueilli quelques représentants de la sphère Internet. «On n'entre pas au Who's Who pour trois ans, il en va des entrepreneurs comme des chanteurs, nous nous méfions des modes», explique Kattia Mendiguetti, la porte-parole du livre rouge. Pas question d'en accueillir un sous prétexte qu'il a réussi une première levée de fonds. Il faut durer pour exister dans le club de ceux qui font «rayonner la France». Lors de la bulle Internet du début des années 2000, les austères colonnes du dictionnaire biographique n'avaient été qu'entrouvertes aux acteurs de la nouvelle économie, avec notamment Stéphane Treppoz (alors à AOL) ou Juan Pirlot de Corbion (Chapitre.com). Aujourd'hui, comme si Internet s'était institutionnalisé, ils sont une bonne dizaine - parfois juste trentenaires - à être reçus pour leur «constance». Il y a Jean-Baptiste Descroix-Vernier (Rentabiliweb), Dan Serfaty (Viadeo), Roland Tripard (SeLoger.com) ou encore Philippe Janet (LeMonde.fr). Le Who's Who, en intronisant Olivier Hascoat (MySpace France), Stephan Bole (Nintendo France) et le tandem Daniel Marhely et Jonathan Benassaya (Deezer), a aussi voulu distinguer des «représentants de tendances de fond dans la société française». Reste à Antoine Hébrard, le propriétaire du dictionnaire, à développer son site Whoswho.com. Le papier pèse encore 80% du chiffre d'affaires du gros livre.