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4 valeurs pour profiter de l’économie numérique et de la publicité

Publié le 05-04-2008

INTERNET. Pour profiter de la croissance des dépenses publicitaires sur internet, nous avons déniché quatre valeurs idéalement positionnées, au bilan sain et avec de bons niveaux de rentabilité.

Quatre valeurs pour profiter de l'économie numérique et de l'évolution de la publicité

Les médias traditionnels font grise mine : les dépenses publicitaires n'ont progressé que de 0,7 % l'an passé en France, et le premier trimestre de 2008 risque de ne pas être très porteur non plus. Pourtant, dans cette conjoncture morose, émerge un média gagnant : Internet. Les annonceurs lui allouent une part croissante de leurs dépenses et, l'an passé, ce média a capté 32 % de recettes supplémentaires par rapport à 2006. Une croissance du même ordre est attendue pour 2008. Le support a deux atouts majeurs à faire valoir aux yeux d'annonceurs inquiets pour l'évolution de l'économie : il coûte moins cher et permet une meilleure mesure de l'audience des campagnes. Pour l'instant, les dépenses publicitaires sur Internet représentent dans l'Hexagone 740 millions d'euros, dont 430 millions d'espaces publicitaires vendus et 310 millions de liens sponsorisés. C'est seulement 2,3 % du marché de la communication, d'après les données collectées par l'Institut de recherches et d'études publicitaires (Irep).

Des sociétés très rentables

Comment profiter de ce pan de l'économie en croissance rapide ? Les boursiers qui ont encore en mémoire le naufrage de 2001 ont naturellement quelques réticences à investir sur des sociétés Internet. Pourtant, parmi celles qui sont aujourd'hui cotées à Paris, certaines, telles Hi-Media ou Aufeminin, ont justement survécu à l'éclatement de la bulle, et de nouveaux venus, très rentables, sont arrivés. Les valeurs Internet présentent même « un caractère défensif dans le contexte économique actuel », veut croire Arnaud Riverain, d'Arkeon Finance. Pourquoi ? « Parce qu'elles génèrent du cash, qu'elles ne sont pas endettées, qu'elles ne souffrent pas de la hausse des matières premières, ni de la faiblesse du dollar et qu'elles sont présentes dans un secteur qui sera surinvesti au cours des deux à trois années à venir. » Notre étude porte sur les sites qui profitent de l'évolution du marché publicitaire et exclut donc les acteurs de l'Internet axés sur le marketing, tel 1000mercis, ainsi que ceux qui publient des petites annonces, comme Seloger.com. Nous avons sélectionné deux régies publicitaires : Hi-Media et Rentabiliweb, ainsi qu'un site à forte audience, Aufeminin.com, qui s'adresse à la cible favorite des annonceurs : la ménagère de moins de 50 ans. Enfin, parmi les gestionnaires de sites populaires et de contenus multimédias, nous avons choisi Sporever, la société créée par Patrick Chêne, l'ancien présentateur de France 2. Nos quatre sélectionnées affichent des niveaux de rentabilité nette supérieurs à 9 % et des bilans sains.

Rentabiliweb. Pour la diversité des sources de revenus

Stratégie.

Rentabiliweb propose des moyens de rentabiliser l'audience des éditeurs Web sous toutes ses formes. Tout comme Hi-Media, la société met à la disposition des gestionnaires de sites Web les moyens technologiques pour que ceux-ci puissent rendre payant l'accès à leur contenu et commercialisent leurs espaces publicitaires. Mais Rentabiliweb leur propose aussi des messageries vocales, des jeux payants, des votes par SMS, bref tout ce qui se fait de mieux pour que l'internaute mette la main à la poche. En outre, la société détient sa propre constellation de 700 sites Web de petites annonces, jeux, adultes, rencontres...

Valorisation.

En 2007, Rentabiliweb a enregistré une progression de son chiffre d'affaires de 46,6%, à 24,8 millions d'euros, et son bénéfice a plus que doublé, à 4,8 millions d'euros. Le groupe indique que « les premiers indicateurs 2008 sont très positifs » et lui permettent de confirmer sa prévision de réaliser 7,5 millions d'euros de bénéfice en 2008, soit une marge nette de 11,5 % si l'on table sur un chiffre d'affaires de 65 millions, comme indiqué lors de l'introduction en Bourse. Au cours actuel, la société, qui compte Stéphane Courbit (producteur de télévision), Bernard Amault (président de LVMH) ou encore Jean-Marie Messier (ancien patron de Vivendi) à son capital, se paye un peu moins de 16 fois les bénéfices attendus en 2008.

Conseil.

Achat, avec pour objectif 9 € (code mémo : ALBIL).