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Courbit rejoint Arnault et Messier chez Rentabiliweb
Publié le 10-01-2008

L'ex-patron d'Endemol France prend une participation dans une étoile montante de l'Internet.
JEAN-MARIE MESSIER, Bernard Arnault et maintenant Stéphane Courbit...
Décidément, la PME franco-belge Rentabiliweb attire les « peoples » des médias. Les uns comme Jean-Marie Messier siègent simplement à son conseil d'administration. Les autres y investissent leurs fortunes. Hier, Stéphane Courbit a annoncé via son holding d'investissement Financière Lov qu'il détenait 11,1% du capital et des droits de vote de cette entreprise qui s'est imposée en seulement cinq ans comme l'un des leaders européens des solutions de monétisation des contenus Internet. Le groupe Arnault avait précédé Stéphane Courbit de peu en entrant au capital, il y a six mois. Cotée en bourse depuis décembre 2006, Rentabiliweb appartient pour l'essentiel à ses fondateurs (58%), à Stéphane Courbit (11%) et au groupe Arnault (7,7%), le holding de Bernard Arnault.
Crée il y a cinq ans par l'ancien avocat d'affaires Jean-Baptiste Descroix-Vernier, Rentabiliweb est une PME atypique dirigée par un PDG atypique. Installé dans une péniche ancrée à l'entrée du port d'Amsterdam, Jean-Baptiste Descroix-Vernier (37 ans) toujours habillé de noir et les cheveux longs tenus en queue-de-cheval vit entouré d'écrans qui lui servent à la fois à gérer son entreprise à distance et à jouer au sniper avec sa console la nuit venue.
Rentabiliser les sites Web
Son idée ? Aider les sites Web à devenir rentables grâce à une palette très large de services comme le micro-paiement (audiotel, jeux « instant gagnant », votes par SMS...), une régie publicitaire en ligne, une plateforme de ventes aux enchères des espaces publicitaires des sites, etc.... Mais ses méthodes marchent : en 2006, son groupe affiche un chiffre d'affaires de 16,5 millions d'euros et près de 1,7 million d'euros de résultat net pour 150 collaborateurs. Après l'entrée en Bourse fin 2006, le groupe a procédé à une série d'acquisition dont son rival canadien Opale Net et surtout le groupe Montorgueil (30 millions d'euros de chiffre d'affaires), leader français du « divertissement » pour adultes, acteur majeur de la rencontre en ligne avec plus d'un million d'adeptes, mais aussi spécialiste des jeux en ligne comme le poker. Tous ces achats devraient tripler le chiffre d'affaires 2007 du groupe pour atteindre 55 millions d'euros. Jean-Baptiste Descroix-Vernier a aussi profité de la notoriété acquise lors de son entrée en Bourse pour renforcer ses équipes qui étaient très jeunes (moins de 26 ans) et essentiellement composées de Russes, Roumains et Chinois. Il a notamment embauché un publicitaire, ancien directeur de Jacques Séguela chez Euro RSCG et recruté un financier venu du cabinet d'audit Mazars. Mais c'est entouré de Jean-Marie Messier, de Bernard Arnault et de Stéphane Courbit que Jean-Baptiste Descroix-Vernier entre dans la cour des grands.