Articles
LYON MAG – Rentabiliweb cartonne en Bourse
Publié le 06-01-2007

Spécialisée dans la Net économie, Rentabiliweb vient de lever 6 millions d'euros en entrant en Bourse. Interview de son Pdg.
L'activité de Rentabiliweb ? Jean-Baptiste Descroix-Vernier : Fournir tous les outils nécessaires aux webmasters qui gèrent les sites internet pour leur permettre de gagner de l'argent. En faisant par exemple payer aux visiteurs la consultation d'archives. Rentabiliweb propose tous les moyens de paiements possibles : Audiotel, carte bancaire, SMS surtaxé... Et après notre création en 2001, on a rapidement été rentable. En 2004, on a réalisé 10 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 800 000 euros de résultat net. Et on a 1 million d'euros de trésorerie. Mais on a décidé de s'introduire en Bourse pour continuer à se développer. Et depuis le 6 décembre, on est coté sur Alternext.
Combien vous avez levé grâce à la Bourse ? 6 millions d'euros. L'introduction s'est bien passée puisque deux jours après avoir lancé l'augmentation du capital, il n'y avait déjà plus de titres disponibles. Aujourd'hui on a 15,5% du capital qui est en Bourse, le reste m'appartenant à 70% et 10% à un de mes associés.
L'évolution du cours de l'action ? Excellente, puisque sa valeur est passée de 3 euros au moment de l'introduction le 24 novembre, à 4,1 euros le 2 janvier. Soit une hausse de plus de 36% en un mois !
A quoi vous allez consacrer les fonds levés ? On veut renforcer notre implantation à l'étranger. En embauchant notamment des commerciaux dans la cinquantaine de pays où on a déjà des clients, pour mieux faire connaître notre offre. Mais je vais aussi développer notre site Internet toox.com, qui proposera des jeux en ligne gratuits et multijoueurs. Comme la belote, le tarot, le sudoku, les échecs... Avec des versions en anglais, en espagnol, en russe et en chinois pour augmenter la fréquentation, qui est aujourd'hui de 160 000 visiteurs uniques par jour.
C'est compliqué d'aller en Bourse ? Oui, surtout pour les entreprises de la Net économie. L'éclatement de la bulle internet au début des années 2000 a refroidi l'AMF, qui est beaucoup plus exigeante aujourd'hui. Du coup, on a dû fournir un document de 200 pages en mettant à nu toute l'entreprise : son passé, ses comptes, ses projets... Mais comme on a toujours été rentable, on a obtenu les autorisations sans trop de difficultés. Malgré mes tresses rasta ! D'ailleurs, un financier d'Euronext chargé d'examiner notre dossier m'a dit qu'il préférait mes comptes que ma coiffure !
Vos objectifs ? On devrait réaliser 15 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2006, pour 1 million de résultat net. D'ailleurs, ce qui me préoccupe le plus, c'est de continuer à développer mon entreprise, pas d'aller baratiner des experts financiers pour faire grimper mon cours de Bourse.